Bienvenue

FACIT INDIGNATIO VERSUM Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
  ...

Rubriques

Derniers Billets

Pages

Visiteurs

Liens

Fils RSS

Au train où vont les choses...

Par ... :: vendredi 23 mai 2008 à 17:46 :: politique

Dans un billet du 21 mars dernier, je vous parlais de la Cour des Comptes qui préconisait de fermer des centaines de bureaux de poste pour que la Banque Postale devienne définitivement une banque comme les autres.
Poursuivant leur valeureuse réflexion, ces éminents magistrats viennent maintenant de se pencher sur les voies ferrées françaises.  Et, horreur, ne viennent-ils pas de constater qu’environ la moitié du réseau ferré français ne recevait que 6% seulement du trafic ? Ni une, ni deux, ils préconisent donc de fermer toutes ces voies peu utilisée, en particulier 11.000 kilomètres.


Si, contrairement à ceux qui rédigent de tels rapports, il vous arrive d’utiliser ces lignes secondaires, sachez que ce service – que l’on sera heureux de retrouver dès lors que l’automobile deviendra un luxe écologiquement inaccessible  - est hautement menacé. D’autant plus que l’Etat a, depuis des années, à ce point délaissé le renouvellement de ses voies ferrées, que 4.000 à 5.000 kilomètres sont désormais « hors d’âge » et ne pourront plus être rénovées sans des investissements majeurs.
La Cour des Comptes poursuit donc imperturbablement son rêve fou d’un pays « rentable » : quelques agglomérations reliées entre elles par TGV et autoroutes, du béton sur les côtes et au milieu un grand désert tout offert aux céréaliers ou aux forestiers industriels. de voies qui reçoivent moins de 20 trains de voyageurs par jour, et de les remplacer par des autocars.

 

Fossile

Par ... :: vendredi 09 mai 2008 à 16:43 :: politique

Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a récemment défrayé la chronique en prenant la défense des dirigeants chinois contre l’entourage du Dalaï lama. On pourra lire l’intégralité de son intervention sur son  blog.

La partie la plus intéressante de cette intervention est sans doute la défense de l’occupation du Tibet par l’armée chinoise au milieu du siècle dernier. « Dans une négation des traditions, que j’approuve totalement, les communistes (chinois) ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes (…), codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux ». Bref, les Chinois en occupant le Tibet ont aboli l’esclavage. Plus loin, on apprend qu’ils ont aussi « mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux », accru l’espérance de vie, scolarisé les enfants et aboli l’embrigadement des enfants dans les monastères… Bref, les Tibétains sont des gens heureux, et leurs enfants ne sont plus du tout embrigadés. Le sénateur français vous l’assure…
Abolition de l’esclavage, pacification entre les tribus, éducation, santé, bannissement des religions traditionnelles…. Les arguments de Mélenchon sonnent bizarrement à votre oreille ? C’est qu'ils rappellent très exactement ceux du parti colonial, et de toute une partie de la gauche française qui, il y a un siècle, défendait ainsi la colonisation. Ils renvoient tout aussi directement à la fameuse « mission civilisatrice ».


« Cette mission consiste à répandre ou à réveiller, au sein des autres races, les notions supérieures dont nous avons gardé le dépôt. (…) Enseigner une morale plus pure, étendre et transmettre notre civilisation, cette tâche est assez belle pour honorer une grande entreprise coloniale » - Jules Ferry.

La position d’un Mélenchon n’est donc pas qu’une copie piteuse de la propagande officielle chinoise. Elle doit aussi être considérée telle un fossile de ce que fut la position de la gauche républicaine française pendant des décennies.


Post Scriptum. Spéciale dédicace à M. Mélenchon, une belle collection d'images - sur le thème "Le présent et le passé du Tibet" - qui confirment à 100% ses positions.

     

Du temps du "vieux" Tibet, on avait faim et on mendiait. Désormais, "food is abundant" et les anciens esclaves votent. On trouvera les 38 autres panneaux de cette exposition édifiante sur le site "Le vrai Tibet" mis en ligne par... le Quotidien du Peuple.


Le carnaval moche

Par ... :: vendredi 11 avril 2008 à 17:42 :: politique


Expulser toujours plus de sans-papiers. C’est le mot d’ordre. La mission. Pour satisfaire à ces objectifs (très) politiques, certains spécialistes de la course à l’échalote sont devenus ces dernières années des stakhanovistes de l’ignoble. Se faire bien voir, ne pas se faire convoquer par le ministre comme un écolier fautif. Faire carrière.
Que laisse dans son sillage cette cohorte de fonctionnaires dociles ?

Des parents expulsés, laissant leurs enfants seuls en France, orphelins de père ou de mère. Silvana – 13 ans, Omer – 4 ans, Jaël – 6 ans, Jeff – 2 ans, Bayroute – 7 ans, Kafia… et la liste serait très longue.  Des enfants et des nourrissons placés en centre de rétention, prisons qui ne veulent pas dire leur nom. Amela – 1 an, Mickaël - 16 mois, Houhanès, et tant d’autres…
Des papas arrêtés quelques jours avant Noël et placés en centre de rétention pendant que les Préfets devaient passer les fêtes en famille.
Des sans-papiers piégés dans les préfectures. Un exemple : les étrangers qui viennent s’enquérir de l’avancement de leur dossier au guichet de la préfecture de Nanterre, mis en attente, conduits dans la fameuse « cabine 17 », arrêtés sur le champ par la police.



Christiane (ci-dessus), expulsée la veille de la fête de son école et qui n’aura pu dire au revoir ni à ses copains de classes, ni à son instituteur, ni à sa grand-mère, qui n’a pu aller la voir au centre de rétention faute de papier.
Elisabeth. Arrêtons-nous un instant sur cette béninoise. Elle s’est mariée avec Claude, ressortissant français en octobre 2005. Son titre de séjour « vie privée et familiale » est renouvelé une première fois en novembre 2006. Son mari découvre quelques mois plus tard qu’il est atteint d’un cancer ; il décède en octobre 2007. Elle informe l’administration de ce décès et reçoit un refus de séjour accompagné d’une mesure d’éloignement, avant d’être interpellée ce 3 avril. Le préfet lui a écrit : « Même si la rupture de communauté de vie résulte malheureusement du décès du conjoint français, l’administration ne peut renouveler le titre de séjour sollicité ». Si l’on pouvait avoir en face le fonctionnaire qui a écrit cela, et le préfet qui a signé… (Se révolter, se défouler, leur botter le cul…).

Dans ce carnaval moche* de la France de 2008, on voit des juges arrogants qui envoient en prison celles et ceux qui ont refusé d’embarquer. On voit des morts aussi. Celles et ceux qui ont sauté de la fenêtre, ou qui ont plongé dans la rivière pour échapper aux contrôles de police « ciblés ». Ivan, Tarek, Chunlan, Baba…  Les déboutés du droit d’asile renvoyés dans le pays qu’ils fuyaient, en danger de mort. Ceux qui se suicident en apprenant le refus de la France de leur accorder l’asile. John, 19 ans. Ceux qui ont péri étouffés par un coussin dans l’avion qui les expulsait. Semira, 20 ans. N'est-il pas temps de créer sur internet un monument virtuel à toutes ces victimes de la « politique d’immigration » de l’Europe forteresse ? Tous ces morts n’avaient pas un assez bon curriculum vitae pour faire partie de l’immigration «choisie». Tombés par malchance sur un contrôle au faciès, ou dénoncés, ils ont permis à certains préfets de prouver là leur efficacité et leur loyauté.
Quels ressentiments emportent avec elles ces familles brisées, séparées, meurtries ? Qu’en retiennent leurs enfants, les copains, les voisins ? Peut-on construire un avenir sur des humiliations, des blessures, des insultes ? Ces atteintes au droit déshonorent tout autant les politiques qui les conçoivent que les fonctionnaires qui les mettent en œuvre. Que ce soit dans les aéroports, les préfectures, les centres de rétention ou les tribunaux, la France et l’Europe se salissent les mains pour longtemps.

* titre emprunté au livre d'Alain Brossat qui traitait du sort de victimes expiatoires d'un autre temps

Lucie Simon, 1er prix

Par ... :: mercredi 13 février 2008 à 5:25 :: politique

Le 1er février, se déroulait au Mémorial de Caen la finale du 11ème concours de plaidoiries des lycéens pour les droits de l'homme. Lucie SIMON, du lycée Jean-Baptiste Dumas à Alès, a remporté le 1er prix - parmi 1500 candidats - en évoquant les jeunes sans-papiers de son entourage. VOIR LA VIDEO

 

              

Lucie SIMON, son premier prix est offert par l'ONU.

 

Puisse sa plaidoirie, intitulée "Comment écrire sans papiers ?", être écoutée par beaucoup et entendue par certains. Je vous conseille de l'écouter jusqu'à la fin.

Bali, c'est fini

Par ... :: vendredi 04 janvier 2008 à 22:24 :: politique

En 1974, René Dumont, premier candidat écologiste à une élection présidentielle en France, écrivait dans son livre-programme que le climat pourrait bien se trouver bouleversé par l’augmentation des émissions de gaz carbonique. 34 ans plus tard, les grands partis et dirigeants politiques semblent d’accord sur la réalité du phénomène. Combien de décennies faudra-t-il encore pour qu’ils se mettent d’accord sur des dispositions coercitives destinées à sauver la planète ? La récente conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Bali n’a conduit qu’à repousser les décisions concrètes et chiffrées à… la conférence de Copenhague fin 2009. Au mieux, deux années perdues… Et pourtant, l’urgence est patente.

 

En France, le gaspillage énergétique se porte à merveille. Les décorations électriques de Noël font l’objet de concours organisés par les collectivités locales. Les terrasses de café s’ornent depuis quelques jours de lampadaires chauffants. Comme l’écrit un fabricant, « le chauffe-terrasse prolonge les plaisirs de la saison en plein air et permet de se divertir à l’extérieur quelle que soit la saison. Il est idéal pour agrémenter les soirées lorsque la température se refroidit ».

Invraisemblable. Pendant que Jean-Louis Borloo demande à Bali, au nom de la France, un engagement des pays industrialisés sur une réduction de 25 % à 40 % d’ici à 2020 de leurs émissions de gaz à effet de serre, les cafés de France s’équipent en toute impunité de machines à brûler du gaz pour chauffer les rues…

Quant au fameux Grenelle de l’environnement, il aura fallu une grève de la faim médiatique pour aboutir peut-être sur l’une des micro-promesses qui en étaient sorties…

Finalement, le slogan de mai 68 – « il est interdit d’interdire » - n’aura trouvé sa pleine et entière application que dans le cadre de la protection de l’environnement.

 

Chers lecteurs, je vous souhaite de tout coeur une bonne et heureuse année.
Et en terme de bonnes résolutions pour 2008, pour l’avenir de la planète, pour la paix et l’équité entre les hommes, sachez ne compter que sur vous et sur vos actions. N’attendez pas passivement que les grands dirigeants et partis au pouvoir se convertissent subitement à la défense de l’intérêt général. Militez, adhérez, échangez, transmettez, formez-vous, résistez sans relâche !

 

Reiser

Noël

Par ... :: lundi 17 décembre 2007 à 23:19 :: politique

Lecteurs occasionnels ou réguliers, je vous offre ce chant de Noël.
C’est une chanson de Jean Naty-Boyer chantée par les enfants de l’école Massé au Québec…

 

 

 

 

Enfants de Palestine
Ou enfants d'Israël...

 

Espérons que ceux là connaîtront un jour prochain la paix et le respect mutuel.
En France, une autre version pourrait être « Enfants avec papiers, ou enfants sans papiers »...
A quelques jours de la fête des enfants, j’ai une pensée pour tous ceux qui ne peuvent attendre Noël dans la sérénité, car leurs parents n’ont pas les papiers qui leur permettraient de vivre tranquillement avec leur famille. Une pensée pour tous ces enfants qui, comme leurs parents, ont la peur au ventre. Peur que leurs parents ne soient arrêtés lors d’une rafle ou d’un contrôle inopiné. Peur que des policiers ne frappent à leur porte à six heures du matin. Ou qu’ils viennent les chercher à l’école et les emmènent devant leurs camarades et leur maître ou leur maîtresse, comme cela s'est vu récemment. Peur que tout bascule, que leur famille ne soit séparée, ou placée en centre de rétention. Peur de l'enfermement, de l’expulsion, de la honte...

Si l’Europe a pu être un symbole dans la route vers la paix et la justice entre les peuples, elle risque de montrer un bien autre visage si elle persiste dans ce que la CIMADE appelle la «directive de la honte». Avec le soutien de nombreuses autres associations (pour la France, citons Emmaüs, Attac, le Secours Catholique, la Ligue des Droits de l’Homme, Survie…) et les églises, elle s’insurge contre ce projet de directive, qui prévoit entre autres que les sans-papiers pourront être placés dans des centres de rétention pendant 18 mois. La forteresse Europe va-t-elle maintenant se couvrir de camps pour enfermer les étrangers sans-papiers et leurs enfants ?

 

 

 

Signez l'appel !

 

Benali Sahnoune, sans-papier sans histoire

Par ... :: mercredi 12 décembre 2007 à 16:55 :: politique
Dans l’imaginaire collectif français, alimenté par moult reportages télévisuels édifiants, le sans-papier est devenu bien souvent un africain débarqué clandestinement sur les côtes françaises, qui se terre chez des marchands de sommeil, vit de petits boulots au noir et est plus ou moins une charge pour la société. L’image est habilement entretenue par certains élus, qui justifient ainsi leurs politiques d’expulsion face à une opinion peu au fait de la réalité.
Laquelle réalité est souvent bien différente, avec des sans-papiers qui vivent souvent depuis des années en France, y travaillent, y vivent en famille et y ont bâti tout leur réseau de sociabilité. Ils ont seulement échoué à obtenir leurs papiers, victimes de pièces manquantes, d’une vision trop restrictive du droit d’asile, de lois de plus en plus dures, en changement perpétuel et à géométries variables d’une préfecture à l’autre.
Et lorsque des objectifs chiffrés d’expulsion sont fixés, et que les Préfets mauvais élèves sont convoqués au ministère, ce sont les personnes les plus connues, ou celles qui ont déposé des demandes de régularisation qui sont les premières victimes de l’administration.

Souvent, lorsque le sans-papier quitte son image impersonnelle et son étiquette, il devient sympathique et son expulsion entraîne une vague de soutien. C’est ce qui vient d’arriver à Chalon-sur-Saône. La police n’a pas eu beaucoup de mal à arrêter Benali Sahnoune, un algérien de 40 ans. Titulaire d’un CDI dans une exploitation viticole de la Côte Chalonnaise, payant ses impôts et ses cotisations, M. Sahnoune n’était finalement pas très clandestin. Son employeur le considère comme « un travailleur sérieux, compétent et très gentil ». Mais la police a des objectifs et pour les atteindre, elle n’avait qu’à attendre M. Sahnoune le matin, sur la route reliant son domicile à son travail, pour l’arrêter, le menotter et l’envoyer en centre de rétention à Lyon, avant de l’expulser de France, le séparant ainsi de ses collègues, de ses amis, de ses parents et de ses sœurs qui sont elles françaises… Traduction concrète et hélas ordinaire du programme administratif et comptable des expulsions.



Les articles consacrés à Monsieur Sahonoune par le Journal de Saône-et-Loire ont entraîne une flopée de réactions de lecteurs allant toutes dans le sens de la solidarité :
« Employé chez Mr Millet depuis 20 ans, Rendez moi mon collègue de travail Benali » . Jean-Jacques
« Il est inadmissible d'expulser un homme intégré, sans histoire, qui a un travail et n'est donc pas à la charge de l'état!! Si sa vie est en danger dan son pays, il est de notre devoir de le régulariser!! On marche sur la tête...( …) Courage à Monsieur Sahnoune et à sa famille... » - Karine
« Ce type de 40 ans qui travaille, qui a la totalité de sa famille proche en France devrait rentrer dans le cadre de dispositions spéciales et être un exemple pour les jeunes. C'est inadmissible de toujours prendre la loi au pied de la lettre.... » Ray.
Lueur d’espoir pour l’avenir : quand le sans-papier est démystifié et dépolitisé, la solidarité revoit le jour.

Je finis mon billet en reprenant les mots que Virginie Schickel, de RESF Marseille a consacrés à la famille Tastan, victime d’un harcèlement sans borne (à lire ici)
« Il faut réagir. Le pire qui pourrait advenir serait que l’opinion s’habitue. Que les rédactions des médias se vaccinent : encore un sans-papiers qui passe par la fenêtre, encore un enfant rendu orphelin, un nourrisson en garde à vue, une famille éclatée, un père expulsé en laissant cinq enfants en France, pourquoi en parler, c’est tous les jours… Eh bien, oui, c’est justement parce que c’est tous les jours qu’il faut en parler. Et beaucoup. Et ne pas laisser faire »

Malhonnêtes et sales

Par ... :: jeudi 29 novembre 2007 à 22:27 :: politique

Dimanche dernier dans l’émission Capital de M6, Brice Hortefeux, le ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de plein d’autres choses,  est questionné par l’animateur Guy Lagache qui lui fait remarquer que, malgré les 25.000 expulsions programmées chaque année, il y aura toujours des centaines de milliers de sans-papiers en France.

Brice Hortefeux finit par lui répondre : « Si vous rêvez d'une société idéale dans laquelle il n'y aurait que des citoyens honnêtes, propres... »


Monsieur Hortefeux, bien qu’en  possession d’une carte nationale d’identité française – par le jeu du hasard  ou la grâce du destin - savez-vous que nous sommes tous des citoyens malhonnêtes et sales ? Qu’attendez-vous donc pour nous expulser de France ?

 

 

 

Il semblerait que la Belgique ne soit pas non plus une société "idéale"...

Bribes d'échos

Par ... :: lundi 19 novembre 2007 à 22:19 :: politique

Le hasard veut que je dispose depuis quelques jours du quotidien économique « Les Echos ». L’occasion d’une plongée dans le monde des affaires. Au hasard des articles, on apprend finalement beaucoup de choses…

 

- Etonnant, ce titre :  Baisse de la part des prestations sociales dans le PIB. Tiens, tiens… le total «retraites + assurance maladie + chômage + minima sociaux » augmenterait moins vite que le PIB en France… C'est bon à savoir, on nous dit si souvent le contraire !

 

- Voyages d’affaires : le marché français en pleine croissance. Si les pauvres de la planète sont assignés à résidence, les hommes d’affaires passent eux de plus en plus de temps dans les avions et les aéroports... "La mondialisation dope le marché" explique un expert.

- Les distributeurs de carburant s’engagent à ne pas profiter outrageusement de la flambée du baril. A partir de quel profit commence l’outrage ?

- Le Directeur de l’école d’économie de Paris se veut rassurant : «Le revenu par tête en Afrique a augmenté de 2 à 3% par an depuis 2000» avant de préciser : «Mais à ce rythme là, il faudrait environ un siècle pour que l’écart relatif de revenus entre les pays riches et l’Afrique subsaharienne revienne à son niveau du début des années 70».

- Saupiquet a perdu 5% de parts de marché entre 2000 et 2007. Que se passe-t-il chez Saupiquet ?

- Veolia et Suez, qui se partagent la distribution de l’eau aux Parisiens, feraient une marge bénéficiaire de 38% sur le dos des usagers . Faux ! pour le journaliste des Echos, qui s’appuie sur les rapports d’activités 2006  qui montrent une marge de 3,2% pour Suez et 4,6% pour Veolia. Mais au fait, qui rédige ces rapports d’activités ?

- Gros titre le 14 novembre : Le monde n’est pas près de manquer de pétrole. D’imbéciles non plus…

- Le nouveau patron de Siemens dévoile l’ampleur des caisses noires dans le groupe. En voilà un qui ne veut pas de traces noires sur les mains...

- Vous vous chauffez à l’électricité ? Un petit détail qui vous amusera sûrement : « En cas de vague de froid intense et durable (cet hiver), il faudra mettre en œuvre des mesures exceptionnelles pour éviter une rupture pure et simple de l’approvisionnement électrique en France»

 

- Pendant le Grenelle, les grands chantiers se portent bien. Eiffage voit ses revenus progresser de 16% sur neuf mois. Bougues a publié un chiffres d’affaires en progression de 11%. Globalement, la croissance des travaux publics est estimée à + 7,5% en 2007. Champagne !

- Enfin une bonne nouvelle : 79% des français trouvent la publicité envahissante. Entre 2004 et 2007, ceux qui se définissent publiphobes sont passés de 25% à 30%

- Les riches semblent utiliser à bon escient les récents cadeaux fiscaux. Les profits annuels du groupe Bénéteau (bateaux de plaisance) en hausse de 31%. Plus loin, ce titre : les bénéfices de Porsche explosent

- Un titre plein de promesses : Il y a un peu de Thatcher en Sarkozy

- Sondage : Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy il y a six mois, avez-vous le sentiment que votre situation personnelle s’est plutôt : améliorée : 3% - détériorée : 31%

- AXA compte délocaliser 5.000 emplois d’ici 2010. 3.500 à Bangalore en Inde. 1.500 au Maroc.

- Entre 2002 et 2005, le pouvoir d’achat des 10% des Français les plus pauvres a diminué de 0,3%. Dans le même temps, le pouvoir d’achat des 10% les plus riches aurait augmenté de 3,8%. C'est ce qu'on appelle réduire les inégalités.

Nous vivons une époque formidable..

Armen, 7 ans

Par ... :: jeudi 01 novembre 2007 à 11:48 :: politique

Sans commentaire superflu, ce court texte d’Aline Louangvannassy, professeure de philosophie à Toulouse.

« Un journaliste de France Inter voulait m’interviewer à propos de l’article publié dans Libération du 22 octobre «Môquet n’est pas mort, je l’ai rencontré» : «Il s’appelle Armen. Il a 7 ans. Le 25 septembre, le cartable sur le dos, il traversait la cour de son école de Montauban, il était encadré par deux policiers en uniforme et en armes… Armen a été placé en centre de rétention
Quand j’ai donc appelé, le 24 octobre, pour avoir des nouvelles, un monsieur, très gentil, m’a poliment fait comprendre que ce n’était plus d’actualité. Le 25 octobre à 4 heures du matin, Armen Vera, 7 ans, arrêté dans son école par la police française, a été expulsé vers l’Albanie – ses parents viennent pourtant du Monténégro et sont d’origine serbe. La police française a dû payer la police albanaise des frontières pour qu’ils laissent entrer le père d’Armen, qui est maintenant sans papiers en Albanie ! Devant la catastrophe, il n’y a plus de mots pour la décrire. Günther Anders a raison de dire que nous sommes «les premiers des derniers hommes». Nous avons perdu l’essentiel, le sens de l’humanité. Le droit a même intégré la possibilité de l’inhumain : la solidarité peut être désormais un délit sanctionné par la loi. Armen parti, il ne nous reste plus que le poids écrasant de notre responsabilité. Nous étions responsables de lui, et nous n’avons rien fait. »


Manifestation des copains et parents de copains d'Armen

Copyright © 2006 Blog d'été - Blog créé avec ZeBlog.com