Bienvenue

FACIT INDIGNATIO VERSUM Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
  ...

Rubriques

Derniers Billets

Pages

Visiteurs

Liens

Fils RSS

Autunois malgré lui

Par ... :: jeudi 02 août 2007 à 15:13 :: Autun et le Morvan

Au hasard de ma navigation internaute, je suis tombé sur la bien triste histoire d’un Autunois malgré lui. Une histoire qui dévoile aussi les scandaleuses pratiques qui entouraient le placement des enfants de l’assistance.

Michel José Gueydan est né en 1950 à Paris. Le 16 mai 1954, il est trouvé seul dans la rue, à Choisy le Roy, et conduit au commissariat. Sa mère est identifiée le 20 mai, alors que le petit garçon de 4 ans a été conduit à l’hôpital-hospice de Saint-Vincent de Paul.

Le 7 octobre 1954, Michel José quitte Paris pour l’agence d’Autun de l’ASE (Aide Sociale à l’Enfance, ou encore l’assistance publique).

 

Dès lors, on ne lui donnera plus aucune nouvelle de sa mère et lorsqu’en 1978, il demandera à l’administration des renseignements sur cette dernière, on lui répondra que « depuis 1960, date à laquelle elle fut infructueusement recherchée par la Préfecture de Police et le Ministère de l’intérieur, (nous ignorons) ce qu’elle est devenue ». C’est dans cette ignorance que M. Gueydan décède en 1980 d'un accident.

 

Avec une grande persévérance, son fils s’est lancé dans des démarches visant à prendre connaissance des du dossier de son père. Il a découvert une toute autre version que celle de l’assistance publique.

Il est tombé en particulier sur une lettre de la maman de Michel José. On y apprend qu’elle allait chaque semaine rendre visite à son fils à Saint-Vincent de Paul jusqu’à un jour d’octobre où on lui apprend qu’il a été placé dans une agence, sans plus de précision. Elle écrit alors au directeur de l’assistance publique : « Je vous en prie, Monsieur, donnez l’adresse où il est, c’est mon fils, je l’aime. J’ai peut-être eu des torts, mais surtout j’ai celui de n’être pas riche, ce n’est pas pour cela que je n’aime pas mon petit Michel, et lui aussi m’aime beaucoup… ». On imagine que si Michel avait simplement pu lire ces mots de son vivant – « c’est mon fils, je l’aime » - sa vie en aurait été bouleversée. Mais cette lettre est restée enfermée cinquante ans dans des archives administratives… La maman explique également dans cette lettre que « l’abandon » du 16 mai 1954 serait dû à une défaillance de la nourrice du petit garçon.

 

 

Le fils de Michel découvre bien pire. Le 15 mars 1955, le tribunal pour enfants de Paris statue et rend la garde de Michel à sa mère. L’agence d’Autun de l’Assistance Publique n’appliquera jamais cette décision de justice. Malgré deux lettres du procureur, elle fait la sourde oreille, tout en précisant que la mère ne prend jamais de nouvelles de l’enfant. En fait, elle n’avait aucun moyen de savoir qu’il était à Autun.

 

Sur le site qu'il a créé, le fils de Michel s'exprime ainsi : "Pour ces personnes, un enfant était une "marchandise" qu'il fallait au plus vite faire adopter. Mensonges, falsifications de pièces, pièces manquantes, culture imbécile du secret, contradictions et mépris total de la personne en tant qu'être humain...". Tout cela transparaît dans les moindres détails du dossier mis en ligne sur le site.

quad neuf en Morvan ?

Par ... :: mercredi 18 juillet 2007 à 16:16 :: Autun et le Morvan

Le programme européen Life Ruisseaux finance des programmes pour préserver les cours d’eaux, en particulier ceux du Morvan. Ces milieux particulièrement sensibles sont en effet devenus autant de refuges pour des plantes et animaux menacés. Il s’agit de préserver les écrevisses à pied blanc, les moules perlières, la lamproie de Planer ou encore le Chabot.

Le ministère de l’Ecologie, les agences de l’eau, le parc naturel régional du Morvan, la région Bourgogne… participent à ce programme pour un montant total de 3,2 millions d’euros sur cinq ans.

 

 

Très bonne initiative, mais… Mais dans le même temps, la pratique du quad a explosé en Morvan. L’Etat a commencé par céder devant le lobby des constructeurs pour homologuer ces engins qui pourtant sont grandement instables et dangereux sur la route. Le parc naturel régional du Morvan a rédigé un très beau « Code de bonne conduite » qui devait selon les mots mêmes de son président « insuffler un vent de responsabilité ». Et les forces de l’ordre ? Sans doute accaparées par leur lutte contre l’immigration clandestine, elles ne font guère appliquer une loi qui interdit pourtant l’utilisation des quads dans les chemins de terre et les espaces naturels (1.500 € d’amende, ou 3.000 € en cas de récidive sans parler de la confiscation du quad)

 

 

Et vous voulez savoir ce qu’ils en font, les "quadeurs", des jolis cours d’eau du Morvan ? Ces deux petites vidéos, qui font sans doute la fierté de leurs auteurs, se passent de commentaires :

Vidéo n°1

Vidéo n°2

Jusqu’à quand le laxisme généralisé et l’hypocrisie des autorités, qui prétendent faire désormais de la protection de l’environnement une priorité absolue ?

MOrvan feuillu, pari tenu !

Par ... :: mardi 16 janvier 2007 à 18:42 :: Autun et le Morvan

Connaissez-vous le Morvan ? Une région de collines qui dominent à 900 mètre d’altitudes, un peu détaché au nord du massif central. Un climat… humide. Beaucoup de forêts, des prés où paissent de grosses vaches blanches, et – il ne faut pas trop en parler si l’on veut réserver ce trésor aux seuls initiés - de grands lacs qui permettent de se baigner l’été en pleine nature et en toute tranquillité.
La forêt traditionnelle est composée de feuillus : hêtres, chênes, châtaigniers… Pas une feuille l’hiver, mais une couleur vert clair inimitable au printemps, une palette inimaginable à l’automne et une douce fraîcheur sous les ombrages en été. Hélas ! Hélas ! Depuis une quarantaine d’années, les investisseurs ont débarqué… ont acheté des forêts feuillues… ont tout rasé… ont planté des résineux en rangs d’oignons… ont pour certains d’entre eux revendu leurs plantations, avec une belle plus-value à la clef.

 

 

Tout cela avec l’encouragement des pouvoirs publics (subventions, exonérations fiscales…) et au grand dam des amis du Morvan et de sa forêt. Les dégâts sont considérables : plus de la moitié des espaces forestiers sont transformés en plantations résineuses.
Le portail actu-environnement vient  de consacrer un article à une récente initiative de citoyen(ne)s qui achètent eux-mêmes des forêts pour les protéger de la coupe rase. Une goutte d’eau, certes, mais peut-être aussi le début d’un sursaut ?

BIO ET LOCAL, CELA DEVIENT POSSIBLE !

Par ... :: dimanche 14 janvier 2007 à 16:46 :: Autun et le Morvan

Je vous préviens tout de suite : ce billet risque éventuellement de n’intéresser que les habitants d’Autun… soit 0,03% de la population française et 0,0003 % de la population mondiale. Mais vous avez sûrement remarqué l’existence d’une rubrique « Autun et le Morvan » sur le blog ; il arrivera donc de temps à autres que je glisse des billets très locaux !
Pour ceux qui ne connaissent, Autun est une ville de 18.000 habitants, taille moyenne qui permet d’aller d’un bout à l’autre de la ville à pied ou à vélo. Il existait depuis des années un supermarché d’environ 2000 m² en plein centre, donnant sur la place centrale. Quel luxe pour les habitants du centre, dont nous sommes, de pouvoir faire les courses alimentaires aussi souvent que nécessaire, et sans même utiliser la voiture… Cette chance s’est évanouie récemment quand le supermarché en question a décidé de déménager à quelques kilomètres du centre, dans une zone commerciale en cours de construction. Cela s’est passé dans bien d’autres villes, surtout dans les années 80. Quand on y pense, ce mode de consommation – qui consiste à ce que chacun prenne sa voiture pour aller chercher sa nourriture dans ces grands hangars extérieurs à la ville que sont les hyper- ou supermarchés est à bien des égards absurde : gaspillage de carburant, émission de gaz à effet de serre…

 

 

D’autant que la plupart des produits qui s’y trouvent ont eux-mêmes fait des milliers de kilomètres en avion ou en camion. Une étudiante avait démontré en 1993 que les différents composants d’un pot de yaourt aux fraises avaient parcouru 9115 kilomètres avant de se retrouver en rayon d’un supermarché… Voir le détail du calcul sur ce site

Il serait bien préférable d’organiser la livraison à domicile des produits : un seul camion et son livreur plutôt que des myriades de voitures individuelles… On sera sans doute obligés d’y venir pour ne pas achever la planète.
En attendant, et pour revenir au contexte autunois, nous avons décidé de nous adapter (comme les animaux sauvages lorsque leur milieu est transformé…) en changeant progressivement nos habitudes. Il existe en centre ville deux magasins de produits bio : la vie claire et Morvan Bio. Ce dernier, que nous fréquentons davantage propose de nombreux produits locaux. Une façon de garder ou créer des emplois dans la région. L’association Les Paniers du Morvan propose aussi un panier hebdomadaire de légumes bio. Pour 9 euros livraison comprise, nous disposons chaque semaine d’environ 4 kilogrammes de légumes variés ; c’est moins cher qu’en hyper. De même, la Maison du Développement Durable – rue Guérin - organise une fois par trimestre des commandes groupées directement auprès de producteurs locaux. Pour ceux qui ont un congélateur, cela permet de faire le plein de viande bio. Enfin, pour ceux qui sont libres pour le marché du vendredi matin, il existe sous les halles couvertes un stand de légumes bio. Je ne cite là que quelques initiatives parmi toutes celles qui se créent autour du bio et de l’agriculture locale. Ce doit être le cas dans bien des villes françaises. Une façon de s’adapter, d’échapper aux pesticides et autres produits chimiques qui donnent du goût à la nourriture industrielle, de lutter un peu contre le changement climatique…

Délocalisation

Par ... :: mardi 21 novembre 2006 à 22:12 :: Autun et le Morvan

DIM s’apprête à supprimer 250 emplois dans ses usines d’Autun. Les employés sont dans l’attente de la liste. La liste de celles et ceux qui seront rayés de la population active par les fonds d'investissements qui délocalisent à tout va. Logique financière à court terme. Logique cynique qui mise sur une pauvreté durable dans les dictatures du tiers-monde, de l’autre côté du mur de la forteresse. Logique stupide qui multiplie les transports à travers le monde, alors que l’on arrive au terme des réserves pétrolières… Logique démente qui monte les peuples les uns contre les autres.

Les DIM d'Autun méritent tout notre respect, notre soutien amical. Ils sont en droit de poser aux élus français la question suivante : contre les délocalisations, qu’avez-vous fait ?


Copyright © 2006 Blog d'été - Blog créé avec ZeBlog.com