FACIT INDIGNATIO VERSUM
Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
Quand on s’approvisionne dans les hypermarchés et les grandes surfaces, on ne sait pas bien ce que l’on mange. A moins de privilégier le bio, on se doute bien que les aliments proposés sont bourrés d’engrais chimiques et d’insecticides, mais toutes ces joyeuses substances sont sensées être parfaitement inoffensives… Si au lieu d’avoir un label bio, on exigeait une mention en gros caractère du type « produit pollué », l’agroalimentaire prendrait certainement un peu plus en compte la santé humaine, mais en attendant…

Ce mois de mai nous a offert une nouveauté. Le canard
enchaîné lève un coin du voile : pour une fois, nous allons savoir ce que
nous mangeons ! Et ce n’est pas triste…
En effet, un grand groupe, spécialiste des oléagineux et
propriété de Lesieur, s’est fait avoir. La cargaison d’huile de tournesol
importée d’Ukraine était coupée avec l’huile moteur, ce dont elle s’est aperçu
très tardivement, après avoir vendu son huile frelatée à plus d’une trentaine
d’entreprises agroalimentaires. Le mal était fait, l’huile moteur était dans
les rayons de nos chères (de plus en plus, d’ailleurs) grandes surfaces. Et que
croyez-vous que fit
Miracle de la surveillance sanitaire : les plats préparés, les sauces, les conserves pollués restent en rayon. 200 références chez Carrefour, 40 références chez Auchan. Le consommateur français va devoir ingurgiter 5,6 tonnes de lubrifiant. Bon appétit !