Dans un billet du 21 mars dernier, je vous parlais de la Cour des Comptes qui
préconisait de fermer des centaines de bureaux de poste pour que la Banque Postale devienne
définitivement une banque comme les autres.
Poursuivant leur valeureuse réflexion, ces éminents
magistrats viennent maintenant de se pencher sur les voies ferrées
françaises. Et, horreur, ne viennent-ils
pas de constater qu’environ la moitié du réseau ferré français ne recevait que
6% seulement du trafic ? Ni une, ni deux, ils préconisent donc de fermer
toutes ces voies peu utilisée, en particulier 11.000 kilomètres.

Si, contrairement à ceux qui rédigent de tels rapports, il
vous arrive d’utiliser ces lignes secondaires, sachez que ce service – que l’on
sera heureux de retrouver dès lors que l’automobile deviendra un luxe
écologiquement inaccessible - est
hautement menacé. D’autant plus que l’Etat a, depuis des années, à ce point
délaissé le renouvellement de ses voies ferrées, que 4.000 à 5.000 kilomètres
sont désormais « hors d’âge » et ne pourront plus être rénovées sans
des investissements majeurs.
La Cour
des Comptes poursuit donc imperturbablement son rêve fou d’un pays
« rentable » : quelques agglomérations reliées entre elles par
TGV et autoroutes, du béton sur les côtes et au milieu un grand désert tout offert
aux céréaliers ou aux forestiers industriels.
de voies qui reçoivent moins de 20 trains de voyageurs par jour, et de les
remplacer par des autocars.
Pour faire un trackback sur ce billet : http://tcmada.zeblog.com/trackback.php?e_id=324048