FACIT INDIGNATIO VERSUM
Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a récemment défrayé la chronique en prenant la défense des dirigeants chinois contre l’entourage du Dalaï lama. On pourra lire l’intégralité de son intervention sur son blog.
La partie la plus intéressante de cette intervention est sans doute la défense de l’occupation du Tibet par l’armée chinoise au milieu du siècle dernier. « Dans une négation des traditions, que j’approuve totalement, les communistes (chinois) ont abrogé les codes qui classaient la population en trois catégories et neuf classes (…), codes qui donnaient aux propriétaires de serfs et d’esclaves le droit de vie, de mort et de tortures sur eux ». Bref, les Chinois en occupant le Tibet ont aboli l’esclavage. Plus loin, on apprend qu’ils ont aussi « mis fin aux luttes violentes entre chefs locaux », accru l’espérance de vie, scolarisé les enfants et aboli l’embrigadement des enfants dans les monastères… Bref, les Tibétains sont des gens heureux, et leurs enfants ne sont plus du tout embrigadés. Le sénateur français vous l’assure…

« Cette mission consiste à répandre ou à réveiller, au sein des autres races, les notions supérieures dont nous avons gardé le dépôt. (…) Enseigner une morale plus pure, étendre et transmettre notre civilisation, cette tâche est assez belle pour honorer une grande entreprise coloniale » - Jules Ferry.
La position d’un Mélenchon n’est donc pas qu’une copie piteuse de la propagande officielle chinoise. Elle doit aussi être considérée telle un fossile de ce que fut la position de la gauche républicaine française pendant des décennies.

