FACIT INDIGNATIO VERSUM
Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
Rapide bilan de l’état de l’Etat et de la « démocratie » en France.
LE parti du Président contrôle désormais directement :
- l’Elysée depuis 12 ans et encore pour au moins 5 ans
- le Sénat pour l’éternité
- l’Assemblée Nationale
- le conseil constitutionnel jusqu’en 2017 au moins
- le CSA
- les hauts postes de la magistrature, suite à une cohorte de nominations qui furent autant d’atteintes à la neutralité de l’Etat
L’opposition ne contrôle plus que quelques collectivités locales, mais leurs budgets sont en grande partie sous la coupe du gouvernement.
Le réseau d’amitiés et d’intérêts bien compris du nouveau Président ratisse large également :
- TF1, Canal +, Europe 1, AFP… sans compter les amis sûrs que sont les Chabot, Fogiel, Drucker, Chazal, Elkabbach…
- Les grandes entreprises : Axa, BNP, Alstom, Accor, Dassault… et tellement d’autres
- le MEDEF dont Guillaume Sarkozy a failli devenir le n°1.
Avec des amis comme JC Decaux, Bouygues, Danone ou Leclerc, nul doute que la lutte contre la malbouffe ou le massacre des paysages va connaître des avancées spectaculaires !
Le réseau des médias n’est pas des moins importants quand on sait que les élections se jouent désormais à la télévision. Or, s’il existe quelques journaux indépendants de l’UMP ou des grands groupes (une poignée, dont Le Canard Enchaîné et Libération…), il n’existe pas de chaîne de télévision qui pourrait porter une quelconque opposition.

L’Etat est plus cadenassé que jamais ; et toute révolte un peu « musclée » placerait leurs auteurs dans la catégorie « racaille » et « voyous » qu’il faut éradiquer au kärcher.
Les associations savent déjà que dès lors qu’elles s’attaquent aux puissances économiques - ne serait-ce que par le discours - elles s'exposent aux dépôts de plaintes émanant de services juridiques des grands groupes et qui n’ont d’autre but que des les éradiquer pour les faire taire définitivement.
Il faudra plein de courage aux jeunes générations de militants pour trouver les clés du déblocage. Comme en mai 68 ? En tout cas, elles ne pourront pas faire pire que ceux qui les ont précédés et sont arrivés – renoncement après renoncement – compromis après compromis - à la situation que nous vivons désormais.