FACIT INDIGNATIO VERSUM
Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
Connaissez-vous le Morvan ? Une région de collines qui dominent à 900 mètre d’altitudes, un peu détaché au nord du massif central. Un climat… humide. Beaucoup de forêts, des prés où paissent de grosses vaches blanches, et – il ne faut pas trop en parler si l’on veut réserver ce trésor aux seuls initiés - de grands lacs qui permettent de se baigner l’été en pleine nature et en toute tranquillité.
La forêt traditionnelle est composée de feuillus : hêtres, chênes, châtaigniers… Pas une feuille l’hiver, mais une couleur vert clair inimitable au printemps, une palette inimaginable à l’automne et une douce fraîcheur sous les ombrages en été. Hélas ! Hélas ! Depuis une quarantaine d’années, les investisseurs ont débarqué… ont acheté des forêts feuillues… ont tout rasé… ont planté des résineux en rangs d’oignons… ont pour certains d’entre eux revendu leurs plantations, avec une belle plus-value à la clef.
Tout cela avec l’encouragement des pouvoirs publics (subventions, exonérations fiscales…) et au grand dam des amis du Morvan et de sa forêt. Les dégâts sont considérables : plus de la moitié des espaces forestiers sont transformés en plantations résineuses.
Le portail actu-environnement vient de consacrer un article à une récente initiative de citoyen(ne)s qui achètent eux-mêmes des forêts pour les protéger de la coupe rase. Une goutte d’eau, certes, mais peut-être aussi le début d’un sursaut ?