FACIT INDIGNATIO VERSUM
Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
Après Madagascar, c’est à la France de se préparer à élire son Président (nom masculin générique ne présumant de rien). A Madagascar, on parle de propagande. En France, il s’agit d’une campagne…
Depuis quelques mois, les équipes des deux « grands » candidats français cherchent visiblement à dénicher LA formule qui fera mouche – à l’instar de la fameuse « fracture sociale » de naguère.
Nul doute que les meilleurs cabinets de publicité et de sondages se démènent actuellement pour inventer puis tester les formules. Le résultat laisse un peu sceptique. La « rupture tranquille » colle si mal au ministre de l’intérieur qu’elle provoque plus la moquerie que l’adhésion. Qui a pu trouver cela ? A-t-il encore un emploi à ce jour ? Quant à « l’ordre juste », personnellement, cela me fait plutôt froid dans le dos…
L’autre souci, quand on fait appel aux agences de pub, c’est qu’elles peuvent vendre les mêmes « trouvailles » à plusieurs. Ainsi, voit-on depuis quelques jours à la télé des clips Intermarché dénonçant la « vie chère »… Dur métier…

Quant au dernier slogan de la candidate - Ségolène Royal, pour que ça change fort ! - ça sent (fort ?) la faute de français. En fait, renseignements pris, il n’en serait rien. Il s’agirait seulement d’une étrangeté linguistique, ou pour faire savant, d’une collocation, c'est à dire de deux mots qui ne vont pas bien ensemble… Comme si l’on trouvait que son café est trop « violent »…
Au final, les Français préféreront-ils le changement fort ou la rupture tranquille, choix plus ténu encore qu'entre la rupture forte et le changement tranquille ? Le suspense reste entier.