FACIT INDIGNATIO VERSUM
Ma libre expression, sans ordre, sans logique, comme elle vient...
Ce qui s’est passé pour les renseignements téléphoniques est riche d’enseignement. Au départ, un service public plutôt efficace, rapide, apprécié, et quasiment gratuit. Mais l’époque est à la libéralisation, et les élus – toujours très dociles devant les pressions des marchands et autres idéologues du libéralisme – ont cédé… Le 12 est donc privatisé et livré en pâture aux investisseurs privés. Il est vrai que les renseignements téléphoniques ne constituent pas un service « vital », comme l’éducation ou la santé. Mais il s’est passé avec les renseignements téléphoniques ce qui finit toujours par advenir lorsqu’on démantèle un service public.

Dressons le bilan. D’abord un service moins efficace et beaucoup plus cher, ce qui a fait fuir paraît-il 30 % des utilisateurs. Un économiste expliquait que c’était tout à fait normal… il est vrai que la satisfaction de nos besoins est tout à fait accessoire pour ces gens là ! Une utilisation beaucoup moins pratique : il faut désormais retenir 6 chiffres au lieu de 2… (en passant c’est pour la même raison que vous vous amusez à taper 10 chiffres chaque fois que vous passez un coup de fil…). Ajoutons à cela des tarifs inextricables et opaques, un matraquage publicitaire jamais vu (publicité aux frais des utilisateurs), le remplacement d’emplois à peu près pérennes par des emplois jetables, ou déjà délocalisés dans le tiers-monde… Et j’en passe… Bref, l’intérêt général n’a plus aucune importance pour ceux qui nous gouvernent. L’intérêt des actionnaires et des dirigeants passe avant tout le reste. Pour nous simples citoyens, ce n’est qu’un petit entraînement avant toutes les privatisations programmées…